vendredi 24 janvier 2020

Haïti/Culture: André " Dadou" Pasquet, une gloire musicale haïtienne.


Pour parler très honnêtement, je méprise toujours souverainement certains extraits de video que, comme tout un chacun, je reçois sur WhatsApp. Ce matin, fort heureusement, j'ai ouvert celui que m'a envoyé Evelyne Ancion, mon amie et ancienne camarade à l'INAGHEI. Il s'agit d'un extrait de huit minutes d'une présentation en public du guitariste et musicien André " Dadou" Pasquet. Quel génial musicien, instrumentiste et artiste ce Dadou Pasquet!

L'homme est d'un naturel contagieux. On peut  facilement lire son âme sur son visage quand il chante. Ses doigts sur la guitare font voir clairement ses tripes. On sent qu'il a quelque chose qui bout en lui, en son âme, en son être tout entier. On sent la sincérité, la sensibilité et l'audace chez Dadou. Franchement osé pour avoir poussé son art, son talent à un niveau si élevé! 

Dadou carrément - chose qui m'arrive très rarement - m'a ôté de ce temps pour me faire vivre un que je n'ai vécu qu'à travers les leçons que j'ai apprises d'aînés tels que Félix Guignard, Edner Guignard, Emerante de Pradines, Michel Pressoir et de devanciers tels que Paul Choisil, Raymond Marcel et d'autres. Je parle du temps où nos artistes jouaient de la bonne musique haïtienne. Donc, des années 1940 et 1950 dont, selon moi, l'Honorable Dumarsais Estimé, digne héritier des idées du Dr Jean Price Mars, a été le fer de lance, le galvaniseur. Je parle, donc, de " La Belle Epoque", merveilleusement animée par le Jazz des Jeunes, formation guidée par le génial orchestrateur Antalcidas Oréus Murat et bénie vocalement par le grand Gérard Dupervil, la Troupe Folklorique Nationale, le Chœur Déjean, le Chœur Simidor, la Troupe Bacoulou, Lumane Casimir, Lina Mathon-Blachet, Michel Desgrottes, Guy Durosier, Rodolphe " Dòdòf" Legros et tant d'autres.

Ah! Dòdòf Legros! Parlant du lion, on voit sa queue. Dadou Pasquet est justement la queue de Dòdòf Legros, frère de  la mère du fondateur du Magnum Band. En un mot, " joumou pa donnen kalbas". Dadou a sans aucun doute reçu ce don des génies de la race qui avaient jadis inspiré et guidé nos artistes en général, nos peintres, nos danseurs et nos musiciens en particulier. 

En regardant - pardon, en admirant- Dadou Pasquet, on voit émaner un halo créé, on dirait, par le souffle sacré de nos ancêtres. Ses doigts pinçant avec dextérité les cordes de sa guitare,  s'apparentent à ceux qui avaient magiquement guidé la plume de Jacques Stéphen Alexis ou/et celle de Jacques Roumain ou à ceux qui avaient servi de témoin à l'inspiration de Carl Brouard ou de Léon Laleau. 

À mon goût, Dadou Pasquet,  toutes générations confondues, appartient à la galerie des gloires musicales de notre terre bénie par le sang des héros de Vertières, en particulier celui de l'Immortel Empereur, le grand Jean-Jacques Dessalines. Et dans la génération de Dadou, se trouvent - encore selon mon goût que je n'impose évidemment à personne - d'autres excellents musiciens tels que André Déjean, Adrien Jeannite, Raymond Cajuste et d'autres. 

Et quelle belle musique! Mes convictions culturelles et les pages de l'histoire d'Haiti que j'ai lues ne me permettent pas d'être un " ayatollah" du compas direct. Prisonnier de mon éducation, je considère le compas direct, rythme merveilleux, comme un genre de danse urbaine, fait pour amuser le peuple. Et en ce sens, le compas direct, au cours de ces six dernières décennies a aidé le peuple haitien à bien traverser tant de fleuves tumultueux. Le compas direct, créé entre 1958 et 1959 n'est pas " la musique haïtienne". Si on l'appelle " la musique haïtienne " est comme s'il était le seul et unique genre de musique que possède Haiti. Ce qui est loin d'être vrai. Le compas direct et sa sœur cadence ranmpa, font partie, selon moi, des 600 genres de musique que possède Haiti. J'ai toujours considéré comme " musique haïtienne " tous les genres du folklore haïtien, ceux qui, pour reprendre ces mots du morceau " Anciens Jeunes" du Jazz des Jeunes, " aidèrent nos Aïeux à Vertières et à la Crête-à-Pierrot". Je ne me conçois pas sans mes pétro, ibo, yanvalou, congo, dyouba et les autres genres que nous ont légués les " nègres bossales", les " nègres créoles", les " nègres marron". Je parle, donc, des genres biséculaires, voire multiséculaires d'Haïti. Donc, des genres authentiques. 

Dadou, comme un vrai héritier de Dòdòf Legros, ce nègre marron, cet Haitien sans mélange, m'a donné l'air de ces musiciens authentiques qui avaient merveilleusement troublé mon sommeil un soir de février 1976 aux Gonaïves. Je parle des musiciens de " La Branche Aimable Geffrard" (Aimable) et de Sainte Rose, " la reine des roses". Ces musiciens " lakay" qui amusaient le peuple avec goût. Dadou, à travers cette pièce et à travers une centaine d'autres, a fait justice au " compas" pour l'avoir joué avec soin, un soin contagieux. On voit se dégager une flamme de ses yeux, comme possédé par les anciens " anges" que Dòdòf Legros avaient jadis visité Dòdòf Legros, qui, lui, les avait passés sans chichi à Guy Durosier, l'un des plus grands musiciens haitiens de tous les temps. Dadou m'a fait jouir de la douceur du compas direct, qui pourrait être encore plus merveilleux s'il était joué par des musiciens et non par des " joueurs de musique" ou par de vulgaires " entertainers". C'est que Dadou Pasquet, lui, est un musicien. Mieux encore, il est un musicien haitien et non un Haitien musicien. Je peux en dire autant des André Déjean, Raymond Cajuste, Adrien Jeannite, Jean-Jean Pierre, Yves Arsène Appolon, Gérard Daniel, Loubert Chancy et de rares autres de sa génération, la génération du beau, de l'innocence. De cette génération qui aurait accompli de plus grandes merveilles si les musiciens qui y appartenant n'avaient pas constamment à se mettre à l'abri d'un mauvais temps qui avait trop duré et qui, de ce fait, avait nettement paralysé l'élan de nos artistes. 

Franchement, elle est superbe cette génération qui nous a donné des joyaux comme le Bossa Combo, les Skah Shah, les Frères Déjean, le Magnum Band (mes préférés), sans oublier, avant eux, Les Ambassadeurs, Les Fantaisistes de Carrefour, les Shleu Shleu, etc.

Et ce serait un impair grave que de rester muet face à la bonne tenue des fêtards. C'est ainsi qu'un peuple s'amuse: en dansant d'une manière décente. C'est ainsi que s'amuse le peuple haitien. 
Oui, ce Dadou Pasquet est une gloire musicale haitienne. 

Merci Evelyne d'avoir partagé ce délice avec moi, comme jadis tu partageais avec moi les notes des professeurs Roger Petit-Frère, de Gérard Gourgue quand, en nègre marron, je devais m'absenter de certains cours à l'INAGHEI pour me mettre à l'abri de la furie des fins limiers du régime. 

Merci Dadou Pasquet... Que vive toujours ton Magnum Band, mon orchestre préféré de ta génération à côté du Bossa Combo, des Skak Shah et des Frères Déjean de Pétionville.

Crédit: Louis Carl Saint Jean

Haiti/Politique: L'énigmatique Claudy Gassant...Revirement ou conviction patriotique ?

« Heureux ceux qui placent en toi leur appui ! Ils trouvent dans leur cœur des chemins tout tracés. Lorsqu'ils traversent la vallée de Baca, Ils la transforment en un lieu plein de sources, Et la pluie la couvre aussi de bénédictions. Leur force augmente pendant la marche, Et ils se présentent devant Dieu à Sion.  Éternel, Dieu des armées, écoute ma prière ! Prête l'oreille, Dieu de Jacob ! Pause. Toi qui es notre bouclier, vois, ô Dieu ! Et regarde la face de ton oint ! Mieux vaut un jour dans tes parvis que mille ailleurs ; Je préfère me tenir sur le seuil de la maison de mon Dieu, Plutôt que d'habiter sous les tentes de la méchanceté. Car l'Éternel Dieu est un soleil et un bouclier, L'Éternel donne la grâce et la gloire, Il ne refuse aucun bien à ceux qui marchent dans l'intégrité. Éternel des armées ! Heureux l'homme qui se confie en toi ! » (Psaume 84 V 6-13).

Je me demande si Jean Henry Céant n'éprouve pas une certaine démangeaison en voyant que le Pragmatique et l'Indomptable Gassant se retrouve à la place qu’il faut, malgré cette rageuse tacle de sa part qui devrait le mettre hors-jeu. Lisons cet article de Vant Bèf Info qui a dit clairement ce qu’était l’attitude de Jean Henry Céant qui s’était révélé un malveillant :
« Politique : nomination de Me Claudy Gassant à la tête de l’ULCC, entre peur et refus de combattre la corruption en Haïti
22 décembre 2018 Vantbefinfo
Port-au-Prince, le 22 décembre 2018.- Après l’annonce du remplacement du major David Bazile par Me Clauddy Gassant à la tête de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC), le 14 décembre 2018, l’arrêté n’a pas encore été publié dans le journal officiel Le Moniteur.
L’ancien Commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Claudy Gassant (photo courtoisie) Raison : entre le Président de la République, les ministres concernés par la signature de cet arrêté et le Premier ministre Jean Henry Céant l’un ou l’autre menace de ne pas signer ledit arrêté.
Selon des informations recueillies par la rédaction de Vant bèf info (VBI), des secteurs ont conseillé à l’intéressé de choisir de préférence un poste dans la diplomatie haïtienne (République Dominicaine, Brésil ou l’Europe) au lieu d’accepter la Direction de l’ULCC. Ce que Me Claudy Gassant avait refusé, car c’est le Chef de l’État lui-même qui l’avait proposé le poste, selon des informations recueillies auprès d’un proche de l’ex Commissaire du gouvernement de Port-au-Prince. Contacté sur ce dossier, l’intéressé qui n’est pas au pays pour le moment s’est abstenu de faire des commentaires sur la question. Cependant, Me Claudy Gassant en a profité pour rappeler qu’il s’était entendu avec le Chef de l’État pour diriger l’ULCC. Quel secteur a peur de l’arrivée de Me Claudy Gassant à la tête de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC) ? L’ascension de Me Claudy Gassant à cette direction favorisera-t-elle un nouvel élan dans la lutte contre la corruption en Haïti ? Autant d’interrogations que soulèvent certains observateurs sur le dossier. Vant Bèf info (VBI) »

J’ai au préalable lancé un ballon d’essai avec le nom de Maitre Claudy Gassant pour vérifier sa cote de réputation. Je n’ai reçu que trois notes d’objection. Une personne m’a dit que Gassant est un arrogant qui s’offre aux plus offrants et qu’il avait poursuivi et arrêté Sandro Joseph de l’ONA qui avait causé le divorce du journaleux Valery Numa d’avec sa première épouse qui vit en Floride présentement juste pour une affaire de cuisse. La seconde prétend dire que Gassant entretenait des prostitués à Saint Domingue et qu’il menait un grand train de vie. Quant à la troisième, elle a avancé que Maitre Gassant, en acceptant ce poste a scellé un pacte avec le diable. Si dans un pays comme Haïti où le propre de l’opinion publique est d’avancer des accusations sans fondement et où les gens se plaisent à dire du mal sur des gens qu’ils ne connaissent pas, et que je n’ai pu recevoir que trois notes d’objection sans preuves palpables et convaincantes, Claudy Gassant est un ange. Je n’ai jamais rencontré Maitre Claudy Gassant de mon existence, mais le respectable et valeureux juriste qu’il est, inspire confiance. A peine dans la trentaine, la valeur n’attendant point le nombre des années, il avait déjà freiné avec succès l’ascension du puissant mafieux d’alors, le Major Dany Toussaint, homme à tout faire de Jean Bertrand Aristide qui avait livré le pays aux cartels de drogue sud et nord-américains, et suspecté d’avoir commandité le meurtre du journaliste Jean Dominique. C’est encore au faîte de la toute-puissance du Duc de Tabarre, tu es entré (jeune gladiateur) dans l’arène politique haïtienne sans laisser de plumes. Claudy Gassant avait tout entrepris ne lésinant aucun effort pour permettre à la justice haïtienne d’appréhender les assassins de Jean Dominique et de Jean-Claude Louissaint qui sont au-dessus de la loi ; malheureusement, la justice haïtienne est une pute qui fait le trottoir. Je soumets à votre attention deux textes susceptibles à vous donner une idée de ce qu’avait pu endurer Maitre Claudy Gassant comme juge d’instruction, responsable de l’un des plus grands dossiers d’assassinat dans l’histoire d’Haïti, après celui de l’Empereur Jean Jacques Dessalines :

Conformément à la culture d’impunité qui caractérise la justice haïtienne, le gouvernement lavalassien, paradoxalement, avait choisi de protéger les assassins de Jean Dominique au lieu d’honorer la mémoire de ce dernier en laissant la justice faire son travail avec sérénité. Maitre Claudy Gassant, comme tout être humain a ses défauts, mais c’est un type dont même les ennemis farouches reconnaissent la valeur. Il existe de fait un secteur en Haïti qui ne veut plus cohabiter avec Maitre Gassant pour sa réputation de dur à cuire qui ne fléchit devant personne. A ce titre, Jean Henry Céant avait peur et ne voulait pas vraiment remettre la clé de l’ULCC à un Claudy Gassant trop sûr de lui-même qui est loin d’être un béni oui oui. Avait-il opéré ce choix, le chef de l’Etat ombrageux du spectre de sa puissance hésiterait sans doute à l’éjecter, et il serait peut-etre encore en poste aujourd’hui. Pour l’histoire et pour la vérité, nous voulons reproduire un extrait d’un article publié sur le site de la Radio Métropole, le Mardi 24 Mars 2003 sur l’ordonnance définitive dans le dossier Jean Dominique :
« Dans son ordonnance définitive publiée le vendredi 21 mars, le juge Bernard Saint Vil a lavé de tout soupçon le sénateur de l’Ouest, Dany Toussaint, inculpé par l’ancien responsable du dossier, le juge Claudy Gassant, actuellement réfugié aux Etats-Unis. Parallèlement, le juge instructeur a passé l’éponge sur les recherches contre les nommés Richard Salomon, Alix Charles, Ephésien Joassaint et Franck Joseph. Le magistrat a concentré son investigation sur des personnes déjà appréhendées et écrouées dans le cadre de cette affaire. Ainsi, Dymsley Mlien alias Ti Lou, Jeudi Jean Daniel, Philippe Mackington, Ralph Léger, Ralph Joseph et Freud Junior Desmarattes devront être poursuivis pour complicité dans l’affaire Jean L. Dominique et Jean Claude Louissaint. L’ancien sénateur Samuel Madistin interprète l’ordonnance du juge Saint Vil comme la défaite du droit et de la justice. Pour M. Madistin, le peuple haitien était en droit d’attendre mieux de la part de l’appareil judiciaire après trois (3) années de travail sur le dossier de l’enquête sur l’assassinat de Jean Dominique. M. Madistin se montre critique vis-à-vis du juge Bernard St Vil tout en déplorant le caractère politique de l’ordonnance rendue par le magistrat. L’homme de loi déplore le fait que rien n’est dit sur les auteurs intellectuels du crime. De son côté, l’avocat Osner Févry croit que l’ordonnance du Juge Bernard St Vil est un compromis politique entre les membres du Pouvoir. Maitre Févry fait remarquer que l’assassinat de Jean Dominique représente un crime d’Etat dont la vérité ne peut sortir d’une conclusion d’un juge instructeur. »

J’ai fait ce grand « rale » pour vous permettre de comprendre que Maitre Claudy Gassant, depuis 18 années a bel et bien choisi de ne plus vivre sous les tentes de la lâcheté et de la léthargie face à l’impunité. Maitre Claudy Gassant a été un Commissaire de Gouvernement qui donnait la frousse tant par sa rigueur que par sa résolution. Drôle de coïncidence, quand on dit Maitre Claudy Gassant, on voit Maitre Samuel Madistin, deux avocats qui ne vouent allégeance qu’à la terre de Jean Jacques Dessalines. Maitre Claudy Gassant peut réussir là où Lionel Bourgoin, un cadre modéré et posé a eu du fil à retordre. La première sortie de Maitre Claudy Gassant sur la Radio Télé Métropole ce Mardi 17 Octobre est une incursion médiatique bien soupesée. Le nouveau tsar de l’ULCC n’est plus ce sulfureux Commissaire du Gouvernement qui n’hésiterait pas une seconde à mettre chaos un bandit qui soit coupable de délits outrage à magistrat.  Maitre Gassant a pris le soin de ne pas faire de show off. A ceux qui le taxent de vendu, je leur réponds que si ce cadre très bien préparé était un malfrat, il serait multimillionnaire aujourd’hui a l’instar de ces brillants juristes qui prennent cause et partie pour des caïds de la drogue, et il ne serait pas en odeur de sainteté. Les lavalassiens appartenant à l’aile dure du mouvement lavalas ont tenté de bloquer Maitre Claudy Gassant pour ne pas arriver à la tête de l’ULCC ; malheureusement pour eux, Jovenel Moise, flechissant aux impulsions de ses patrons s’est vu aujourd’hui contraint à lâcher du lest. Maitre Claudy Gassant a un conflit larvé avec l’opposition qui fait partie du problème au même titre que Jovenel Moise. La décision de Maitre Claudy Gassant de donner le bénéfice du doute à un fieffé menteur comme Jovenel Moise qu’il a même traité d’inculpé tout en signalant le non-lieu se lit selon les observateurs avisés comme une alliance ponctuelle ou un jeu de dupe avec le chef de l’Etat décrié. 

Le départage de cette dichotomie se joue dans la croyance de cette classe de cadres dont Claudy Gassant qui font vocation de suivre les valeurs intrinsèques prônées par le Christ et tous ces grands leaders d’exécution qui veulent toujours provoquer des débats pour mettre les acteurs sociaux en face de la réalité. Je souhaite de tout cœur qu’en dehors de tout excès de zèle, Maitre Claudy Gassant finisse par trouver un juste milieu, échafauder une véritable réflexion sur la corruption endémique qui gangrène la société haïtienne en exposant les faits passés, sans tomber dans l’excès ou l’arbitraire. Il n’est pas possible de livrer un pays à des bandits. Depuis que les ténors du mouvement lavalas avaient choisi délibérément dans les années 90 de livrer le pays à la mafia internationale et des cartels de la drogue, les hommes rectilignes et consciencieux ont dû se résoudre à déserter et/ou se mettre à l’abri. Malgré tous les bruits répandus que des élus sont des chefs de gangs, des hommes et des femmes sans scrupules qui se disent être des diplomates ne cachent pas leurs forfaits allant même jusqu’à vendre des passeports diplomatiques à des contrebandiers, des passeurs de drogue et des transporteurs spécialisés dans la traite des personnes. A l’instar de Jean Jacques Dessalines, un homme doit se porter volontaire pour braver le danger et insuffler un souffle nouveau dans ce combat pour une prise de conscience collective. L’establishment américain ou encore les « deep states » peuvent bien avoir en tête l’idée d’isoler Haïti du reste du monde avec cette large campagne de stigmatisation, mais il y a toujours une poignée d’hommes qui fera de leur mieux pour permettre à ceux qui veulent se battre pour une existence meilleure d’avoir un « fair play » et de pouvoir actualiser leur potentiel. 

Maitre Claudy Gassant, donne du lest à ton passé à présent révolu. Le moment pour toi est venu d’approfondir ton identité et ta mission comme le dirait Jean Monbourquette pour risquer un nouveau départ dans la vie ou une réorientation dans ta carrière. Sache qu’on combat la corruption de manière graduelle. Haiti ne peut pas être prise en otage par une petite clique de bandits qui se placent au-dessus de la loi. Tout le monde croit pouvoir intervenir sur des sujets d’importance sans être capable de faire écho de la voie divine. Cher Maitre, j’ai suivi avec attention ta première sortie ; je sais que tu vas travailler durement, mais tu dois embrasser la culture du résultat. A force de tolérer les malfrats et la corruption qui devient un mal endémique, nous avons tendance à déifier et à vénérer les corrupteurs et les corrompus. Dire qu’il n’y a pas des hommes et des femmes de valeurs en Haiti, capables de mener la barque nationale à bon port, c’est capituler devant les théoriciens et les chevaliers du chaos qui répètent à qui veut l’entendre qu’Haiti est foutu. Moi, je vois la question sous un angle tout à fait différent. En 1924, à 29 ans, John Edgar Hoover était nommé Directeur du Bureau d’Investigation aux Etats-Unis d’Amérique, prédécesseur du FBI. En 1935, à 40 ans, Hoover fonda le Bureau Fédéral d’Investigation(FBI) et le dirigea pendant 37 ans jusqu’à sa mort en 1972 à l’âge de 77 ans. Le FBI a fait son chemin et arrive aujourd’hui à « protéger et défendre les Etats-Unis, faire respecter et appliquer les lois pénales et fournir des services de leadership et de justice pénale aux agences et partenaires fédéraux, étatiques, municipaux et internationaux. » Maitre Claudy Gassant, John Edgar Hoover n’était pas un homme parfait et durant son long mandat, il a été accusé par des organisations de droits humains d’avoir perpétré des crimes au nom du gouvernement fédéral, comme l’assassinat des deux figures de proue du mouvement des droits civils : Malcolm X et Martin Luther King ; mais aujourd’hui, le FBI est une référence. Qu’est-ce-qui empêche à Claudy Gassant d’être le John Edgar Hoover d’Haiti, le Tsar de la lutte contre la corruption ?

Maitre Gassant, tu l’as dit toi-même : c’est par conviction patriotique que tu as décidé de descendre dans la latrine pour contribuer à l’assainir. Haiti a connu de grands serviteurs d’Etat et ils sont nombreux ayant mené une vie exemplaire comme fonctionnaires publics. La majorité silencieuse n’a pas l’intention de cautionner les dérives vitam aeternam ; elle a besoin d’un éclaireur et d’un visionnaire capable de porter le flambeau du renouveau qui passe avant tout par la lutte contre la corruption. Combattre la corruption, c’est poser des jalons concrets vers le futur et pour l’érection d’une Nouvelle Haiti. Quand vous entendez des malfrats ayant pignon sur rue dire du mal d’un homme en Haiti, sachez que cet homme a quelque chose à offrir au pays. Le sensationnalisme ne peut pas être un mode d’opération formel de la fonction publique, et de l’Etat en général. Il faut bien mettre des balises. Nous souhaitons que tu vas « agir en tant que directeur de l’ULCC, de façon éthique et responsable dans le souci qui est celui de nous tous, de lutter contre la corruption, qui menace la sécurité des citoyens, qui mine la crédibilité des institutions, qui empêche l’édification de l’État de droit, qui met en péril l’Etat tout court » comme l’avait si bien dit Maitre Lionel Bourgoin, un grand serviteur de l’Etat. C’est malheureux que c’est le Blanc qui doit faire pression sur les corrompus et les corrupteurs qui prennent l’Administration Publique et le pays en général en otage pour faire appel à des gens capables et responsables qui peuvent mener la lutte contre la corruption. Maitre Gassant, la tâche est lourde et parait être insurmontable, mais sache que tu as des alliés qui sont dans l’ombre et qui sont prêts à se ranger à tes côtés si des signaux clairs sont envoyés. Maitre Gassant, le dossier de corruption impliquant des diplomates accrédités en République Dominicaine peut être considéré comme ton baptême de feu. Si tu arrives à faire aboutir cette enquête dans les normes établies par la loi, tu enverras un signal clair à la fois aux sceptiques, aux malfrats et à tous ceux qui croient « ke se voye yo voye Gassant al milyonè. » A l’instar de Jean Jacques Dessalines, un homme doit faire le sacrifice ultime pour libérer à nouveau ce pays. Le renouveau national et la construction d’une Haiti Nouvelle passent par une lutte efficace contre la corruption. Je souhaite que nos compatriotes comprennent la nécessité de t’accompagner dans cette noble mission qui ne peut qu’avoir que des retombées positives pour le pays. 

Dans la saga mettant en face Jovenel Moise et l’opposition, tu as clairement choisi de donner la sainteté à Jovenel. Le pari est risqué et le peuple haitien n’attend ni excuses ni échec de toi. C’est dire qu’avec ce coup de cartes, tu as choisi à bon escient de jouer ton honneur, ta respectabilité et ton destin politique. Aux rumeurs caricaturales qui ont fait croire à un deal politique ou encore à un dictat de l’international de t’imposer comme instrument, tu as habilement signifié à Mr Theodore que l’international en effet réclamait plutôt que le chef de l’Etat se mette à l’écoute du peuple haitien. C’était là une façon de suggérer que ta conviction intime était déjà engagée dans cette voie. Désormais, jusqu’où iront les velléités du chef de l’Etat dépendra de ton intransigeance à entreprendre irrémédiablement la croisade pour la justice pour promouvoir ta carrière et laisser un héritage pour rompre le cycle de l’impunité en Haïti (quitte à provoquer la démission effective et désirée du chef de l’Etat).

Kerlens Tilus     12/20/2019
Tel : 631-639-0844

Haiti/Insécurité: Des gangs armés envisagent de prendre d’assaut le pénitencier national?

Chaotique, insoutenable. Au Bicentenaire, l’insécurité bat son plein.
Voilà maintenant plusieurs jours que la situation a empiré au niveau de la route de Bicentenaire. Les gangs armés se livrent à une démonstration de force pour asseoir leur suprématie. De cette guerre acharnée entre bandes rivales, les habitants de la zone vivent dans la peur et dans le stress permanent. Certains en sortent victimes.
Depuis des mois que la situation a dégénéré, aucune stratégie n’a été mise en place par les autorités policières, à croire que la sécurité des habitants de cette zone n’interpelle en rien l’État central. Et aujourd’hui, menacent-ils la sécurité de tous par un projet surréaliste.

Se sentant conforter par la peur dont ils suscitent chez les habitants, les gangs du Village de Dieu prévoient-ils de prendre d’assaut le Pénitencier, selon une source qui nous vient directement de l’intérieur du village. Leurs intentions : libérer tous les prisonniers.

Déjà l’on a assisté aux nombreuses conséquences découlant de l’insécurité qui sévit à Martissant et au Bicentenaire sans aucune intervention des autorités haïtiennes. En effet, cette situation catastrophique a entraîné, d’un côté, la fermeture des institutions publiques comme le Parlement haïtien, la Primature, les établissements scolaires, les différentes églises fonctionnant dans la zone de Bicentenaire et de Martissant. De l’autre, certaines institutions publiques comme le Palais de justice de Bicentenaire ont été contraintes de fermer leurs portes sous la menace.

Assisterons-nous à une prise d’assaut du Pénitencier par les gangs armés dans les jours à venir ? Face au mutisme de l’Etat central, aux interventions qui de la PNH qui tardent à venir, si une telle chose devait se produire, les citoyens ne sauraient à quel saint se vouer ?

Avec Haiti24

Haiti/Insécurité: Attaque armée à Croix-des-Bouquets, 3 morts dont un ancien policier.


L'ancien agent de la Police nationale d'Haïti (PNH) tué par balles à Croix-des-Bouquets (photo internet)
 Des individus armés opérant dans la commune de Croix-des-Bouquets ont tué, dans la soirée du 23 janvier, au moins trois (3) personnes dont un ancien policier qui s’apprêtait à rentrer chez lui, en compagnie de ses enfants.
Selon des témoins, les malfrats qui opéraient dans la commune susmentionnée ont abattu de sang froid un citoyen, au moment où l’ex agent de la Police nationale d’Haïti (PNH) se présentait sur les lieux. En repérant le véhicule de l’ancien policier, ces individus armés ont ouvert le feu sur la voiture de ce dernier.
Parmi les deux (2) enfants qui se trouvaient à bord du véhicule criblé de balles, l’un d’entre eux est décédé sur le champ et l’autre a été conduit d’urgence à l’hôpital.

Avec Haiti Standard

vendredi 17 janvier 2020

40 économies entreprennent 62 réformes juridiques pour faire progresser la participation économique des femmes.



WASHINGTON, 14 janvier 2020 — Le cadre réglementaire de la participation économique des femmes s’est amélioré au cours des deux dernières années car 40 économies ont adopté 62 réformes qui aideront les femmes – la moitié de la population mondiale – à réaliser leur potentiel et à contribuer à la croissance économique et au développement, affirme une nouvelle étude de la Banque mondiale. Pourtant, les résultats restent inégaux - dans de nombreux pays, les femmes n'ont qu'une fraction des droits reconnus aux hommes, ce qui freine leur développement économique et social.
L’étude Les Femmes, l’Entreprise et le Droit 2020 mesure 190 économies pour étudier la manière dont les lois affectent les femmes aux différentes étapes de leur vie professionnelle et en se concentrant sur les lois applicables dans la principale ville économique du pays. Elle couvre les réformes entreprises de juin 2017 à septembre 2019 dans huit domaines associés à l’émancipation économique des femmes.
« Reconnaître les droits des femmes est à la fois la bonne chose à faire et une bonne pratique d’un point de vue économique. Lorsque les femmes peuvent se déplacer plus librement, travailler en dehors de chez elles et gérer leurs biens, elles ont plus de chances d’accéder au marché du travail et de contribuer à renforcer l’économie de leur pays, » a souligné David Malpass, président du Groupe de la Banque mondiale. « Nous sommes prêts à soutenir cette mission jusqu’à ce que chaque femme puisse évoluer dans la vie sans être confrontée à des entraves juridiques faisant obstacle à son succès. »
Les domaines du Travail et du Mariage ont fait l'objet de nombreuses réformes, notamment dans l’adoption de lois visant à protéger les femmes contre la violence. Au cours des deux dernières années, huit économies ont promulgué pour la première fois une législation en matière de violence domestique. Sept économies disposent désormais de nouvelles protections juridiques contre le harcèlement sexuel au travail.
Douze économies ont amélioré leurs lois dans le domaine de la Rémunération, en levant les restrictions relatives aux industries dans lesquelles les femmes peuvent travailler, les postes qu’elles peuvent occuper et leurs heures de travail. À l’échelle mondiale, les réformes les plus populaires ont concerné la Parentalité, avec 16 économies qui ont adopté des changements positifs dans ce domaine. Parmi ces réformes figuraient la prolongation du congé de maternité payé accessible aux mères, l’introduction d’un congé de paternité rémunéré et l’interdiction de licencier des employées pendant leur grossesse.
Pour atteindre l’égalité entre les sexes, il faut une volonté politique affirmée et des efforts concertés, notamment par les gouvernements, la société civile et les organisations internationales. Toutefois, les réformes législatives et réglementaires peuvent servir de catalyseur important pour améliorer la vie des femmes ainsi que celle de leur famille et leur communauté.
« Cette étude nous aide à comprendre à quel endroit les lois facilitent ou entravent la participation économique des femmes. Elle a incité les pays à entreprendre des réformes qui peuvent éliminer les inégalités entre les sexes, » précise Pinelopi Koujianou Goldberg, économiste en chef au Groupe de la Banque mondiale. « Réaliser l’égalité entre les sexes prendra du temps, mais il est encourageant de constater que toutes les régions se sont améliorées. Nous espérons que ces recherches continueront de servir d’outil important pour éclairer l’élaboration de politiques et pour rendre les règles du jeu plus équitables pour les femmes. »
L’indice de Les Femmes, l’Entreprise et le Droit ne mesure que les lois et réglementations formelles qui régissent l’aptitude d’une femme à travailler ou à créer son entreprise– les normes et les pratiques ne sont pas prises en compte. Le score moyen mondial était de 75,2, ce qui constitue une légère amélioration par rapport au score de 73,9 enregistré deux ans plus tôt. Toutefois, il reste encore bien du travail à faire car, dans de nombreux pays, les femmes n’ont qu’une fraction des droits reconnus aux hommes, ce qui entrave leurs possibilités en matière d’emploi et d’entrepreneuriat.
Les huit domaines couverts par l'indice sont structurés autour des interactions des femmes avec le droit tout au long de leur carrière : Mobilité, Travail, Rémunération, Mariage, Parentalité, Entrepreneuriat, Actifs et Retraite.
Des réformes sont requises d’urgence dans le domaine de la Parentalité, qui a obtenu un score moyen de 53,9 seulement. Dans près de la moitié des économies qui prévoient une forme quelconque de congé de maternité payé, il incombe à l’employeur de le financer, de sorte qu’il est plus onéreux d’employer des femmes. Pourtant, un congé de maternité rémunéré peut améliorer la rétention du personnel féminin, réduisant ainsi le coût de rotation du personnel et stimulant la productivité. Ces avantages à long terme l’emportent souvent sur les coûts à court terme pour les employeurs, selon l’étude.  
Sur les dix économies ayant marqué le plus de progrès, six se situent dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, trois en Afrique subsaharienne et une en Asie du Sud. Si la région Moyen-Orient et Afrique du Nord affiche des progrès considérables, elle demeure aussi celle qui présente le plus de potentiel d’amélioration. Huit pays ont désormais un score de 100, le Canada ayant rejoint la Belgique, le Danemark, la France, l’Islande, la Lettonie, le Luxembourg et la Suède grâce à une récente réforme du congé parental.
Données clés par région
Économies avancées :  Les économies avancées continuent de progresser sur les indicateurs.  Parmi les 40 économies ayant obtenu des notes supérieures à 90, 27 sont des économies à revenu élevé de l'OCDE.  La République tchèque et les États-Unis ont réformé les lois relatives au congé de paternité et au congé parental, donnant ainsi aux parents davantage de possibilités pour partager les responsabilités liées à la garde des enfants, tandis que l'Italie et la Slovénie ont égalisé les prestations de retraite entre les hommes et les femmes.
Asie de l’Est et Pacifique : Quatre économies ont réalisé quatre réformes dans trois domaines. La Thaïlande a introduit une réforme dans le domaine de la Rémunération et le Timor-Leste dans celui de la Retraite. Les Fidji ont prolongé la durée du congé de maternité payé et introduit pour la première fois un congé payé pour les pères.
Europe et Asie centrale : Quatre économies ont adopté cinq réformes dans cinq domaines et deux économies ont modifié la législation réduisant les opportunités. L'Arménie a adopté une législation protégeant les femmes contre la violence domestique. Chypre a introduit un congé de paternité payé. La Géorgie a adopté une législation prévoyant des recours civils en cas de licenciement abusif d'une victime de harcèlement sexuel. La Moldavie a également levé des restrictions qu’elle imposait sur l’emploi des femmes et limite désormais ces interdictions aux femmes enceintes, allaitantes ou post-partum.
Amérique latine et Caraïbes : Quatre économies ont réalisé quatre réformes dans quatre domaines. La Barbade a adopté une législation sur le harcèlement sexuel au travail. Le Pérou et le Paraguay ont obtenu un score élevé de plus de 90. Dans les années 1980 et 1990, les économies de cette région ont progressé à pas de géant pour lever les restrictions imposées sur les femmes, mais la cadence des réformes a ralenti au cours de la décennie écoulée.
Le Moyen-Orient et Afrique du Nord : Sept économies ont promulgué 20 réformes dans sept domaines, bien qu’une économie ait mis en œuvre une réforme négative. L’Arabie saoudite a enregistré la plus forte amélioration de son indice depuis 2017 ; elle a adopté des réformes dans six des huit domaines mesurés, y compris la mobilité des femmes, le harcèlement sexuel, l’âge de la retraite et l’activité économique. Les Émirats arabes unis ont aussi adopté des réformes dans cinq domaines. Djibouti, le Bahreïn, la Jordanie, le Maroc et la Tunisie ont mis en œuvre neuf réformes supplémentaires.
L’Asie du Sud : Quatre économies ont réalisé sept réformes dans quatre domaines. Le Népal a introduit un nouveau droit du travail qui interdit la discrimination en matière d’emploi, un congé de paternité et une nouvelle législation sur les retraites. Trois autres pays ont adopté des réformes : le Pakistan et le Sri Lanka ont fait des progrès dans le domaine de la Parentalité. En Inde, l’État du Maharashtra a éliminé les restrictions sur les emplois détenus par des femmes.
L’Afrique subsaharienne : Onze économies ont mis en œuvre 16 réformes dans sept domaines. La République démocratique du Congo a introduit des prestations de maternité au titre de son régime de protection sociale et elle a uniformisé l’âge de la retraite. En Côte d’Ivoire, les conjoints ont désormais des droits égaux pour posséder et gérer des biens. Le Mali a adopté des réformes sur la non-discrimination en matière d’emploi. São Tomé-et-Príncipe a adopté un nouveau code du travail pour satisfaire aux demandes du marché de l’emploi et aligner les lois sur les normes internationales. Le Soudan du Sud a adopté ses premières dispositions relatives au droit du travail depuis l’indépendance.



COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° : 2020/091/DEC

Contacts

À Washington :
Nina Vucenik
+1 202 458-7321

samedi 14 septembre 2019

Haïti/Diasporama : Rosmy Parady, écrivaine, mambo et chanteuse…


La commune de Pétion-Ville dès sa création a été la convoitise de plus d'un et n'a cessé de faire des heureux.

Beaucoup de ceux qui allaient devenir des figures emblématiques  dans le monde y ont séjourné et… sont originaires de Pétion-Ville.

Le cas de Madame Rosmy PARADY, illustre bien le bonheur que son Père a eu d'avoir vécu durant de nombreuses années dans la ville en pleine expansion

Elle est la fille du célèbre chanteur de Troubadour Rodrigue MILLIEN, elle profite de l’opportunité pour faire une revendication pour son Père  qui avait adopté la commune de Pétion-Ville (Haïti) pour avoir vécu des périodes de gloire durant sa carrière de musicien.

 A cette époque la Ville avait une grande réputation,  d’être la cité de la bourgeoisie haïtienne.

Quid du parcours de ROSMY

Elle est née à Paris le 7 décembre 1982 d’une mère Martiniquaise et d’un Père Haïtien, l’artiste très connu Rodrigue MILLIEN.

Elle a eu une enfance heureuse, grandit avec sa mère d’une fratrie maternelle de 9 enfants dont elle est la 7ème.

Elle a fait des études de secrétariat et de gestion, s’est lancée aussi dans l’entreprenariat son  but  étant d’acquérir de bonne base dans la vie et d’atteindre ses objectifs.

Femme avec un fort caractère et d’une sensibilité pour la cause  des sans voix, toujours en quête de moyens pour subvenir  aux besoins des plus démunis, bien que ne faisant partie d’aucune communauté d’œuvre de bienfaisance.

L‘initiative  d’écrire est comme un appel venant d’une voix intérieure, suite à sa conversion dans le vodou où il fallait transcender pour délivrer  le message.

Elle a fait le choix d’Haïti  pour la dédicace de son livre intitulé « Du  chemin de Croix au Chemin de Loas » qui relate une forme d’hypocrisie des haïtiens et une critique sur la religion.

Selon Rosmy Parady le vodou s’apparente à une philosophie, un art de vie, une culture religieuse… Elle estime que les haïtiens sont un peuple possédant beaucoup de richesses, mais ne connait toujours pas la manière pour l’exploitation de cette fortune.
Devenir Manbo (prêtresse vodou) n’a pas été une simple histoire. Après de multiples combats internes  et de questionnement,  elle a retrouvé sa place dans ce monde réel dont elle était prédestinée pour y vivre une vraie passion.

Dans toutes ces transformations, il y a bien un but final  l’élévation pour chanter ses Loas à travers des notes de musique. Elle a eu l’appui du Chanteur Belo très connu pour l’accompagner sur ce premier single intitulé OBA, un morceau de 5 : 06 secondes d’une voix mélodieuse, envoutante qui exprime une joie de vivre et qui transporte l’esprit vers un monde irréel, OBA est un chant traditionnel du répertoire du vodou haïtien, du genre racine à travers cette chanson il y a un message spirituel.

OBA est aussi une musique dédié  au loa.

OBA est un cri du cœur, des héritiers, qui prêtent leurs voix au loa.

OBA est un hommage à l’Empereur Jean-Jacques fondateur de la nation.

OBA est une musique du style AFRO VODOU BEAT un style propre à elle d’une influence de Flavour N’abania, Angélique Kidjo… Rosmy souhaite que  tout un chacun puisse  faire cette découverte de son nouveau single.

Avec une touche vocale de Bélo.

OBA vous promet un voyage en Afrique tout en faisant escale dans les caraïbes.


Crédit: Peterson HERCULE

mardi 11 décembre 2018

Leyla McCalla, cette Haïtienne qui fait parler d’elle à la New Orléans


Leyla McCalla, sur la scène du festival jazz "Jazz in Marciac" (France, 2015) © Maxppp / Michel Viala
Leyla McCalla, sur la scène du festival jazz "Jazz in Marciac" (France, 2015) © Maxppp / Michel Viala

Leyla Sarah McCalla, musicienne new-yorkaise de naissance mais d’origine haïtienne, se trouve depuis peu au Sud des Etats-Unis. Après avoir collaboré pendant un temps avec le groupe « Carolina Chocolate Drops », à la New Orléans, l’artiste est repartie pour entamer une carrière solo. Son album « The Capitalist Blues » sera dans les bacs dès le début de l’année 2019.
Les deux parents de McCalla sont nés en Haïti. Son père, Jocelyn McCalla, a été directeur exécutif de la Coalition nationale pour les droits des Haïtiens basée à New York de 1988 à 2006 et est reconnu comme traducteur pour Vari-Colored Songs. Sa mère, Régine Dupuy, arrivée aux États-Unis à l'âge de 5 ans, est la fille de Ben Dupuy qui dirigeait Haïti Progrès, un journal socialiste haïtien basé à New York. La mère de McCalla a ensuite fondé « Dwa Fanm » une organisation de défense des droits humains de la lutte contre la violence domestique. 

La jeune musicienne qu’était Leyla en 2010 a été recrutée par la bande des « Carolona Chocolate Drops » alors qu’elle jouait du Basch dans les rues de la Nouvelle-Orléans. Avec l’artiste, le groupe a remporté le Grammy Award du meilleur album de folk traditionnel à la 53ème édition des Grammy Awards avec son album de 2010 « Genuine Negro Jig ». La singularité de ce groupe, qui reprend les premières musiques noires américaines avec brio et modernité a sans doute conquis la jeune femme qui ne tardera pourtant pas à laisser la bande pour débuter sa carrière.
Leyla rend toujours Haïti vivant dans ses œuvres musicales. On retrouve en effet sur son premier album titré « Vari-colored songs » des titres comme « Mèsi Bondye », « Latibonit », « Manman mwen », « Rose Marie », pour ne citer que ceux-là, qui nous rappellent le traditionnel haïtien. Cet album est un hommage aux textes du poète Langston Hughes sur fond de folklore haïtien et cajun. Elle continue à puiser dans ses origines pour s’exprimer en chanson pour ensuite faire un mélange des deux cultures. Celle de la Nouvelle-Orléans et d’Haïti.

Après « A day for the hunter, a day for the prey », cet album de la multi-instrumentiste de formation classique et extraordinaire en chant folklorique, elle reviendra sous peu sur la scène avec «  The Capitalist Blues », soit en janvier 2019. Un album dans lequel elle compte vraiment prendre conscience de la richesse musicale de la ville de la Nouvelle-Orléans.



Crédit: Darline Honoré